L'histoire du port




L’Histoire du Port débute dans la baie de Fort-de-France…

Au fil du temps, au gré des évolutions sociales, politiques et économiques, le site se structurera et se professionnalisera. En 1953, la prise en charge de la concession par la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Martinique (CCIM) a accéléré le mouvement en améliorant l’efficience et la qualité des services rendus.





An tan lontan, un port à fort potentiel

Ancien officier de Marine, le Comte de Blenac, Gouverneur des Antilles et bâtisseur de Fort-Royal (Fort-de-France), attend beaucoup de la qualité du Port en eau profonde et de la sûreté de la baie pour développer la ville. Le Fort Saint-Louis, dont les premières fortifications ont été érigées vers 1650, apporte une caution supplémentaire.

En 1692, les magasins du Roy installés à Saint-Pierre sont définitivement transférés à Fort-Royal, devenu alors chef lieu de la Martinique, capitale administrative, militaire et politique. Une nouvelle ère commence pour la ville qui vit au rythme des échanges maritimes.

En 1862, le paquebot transatlantique, le Louisiane, au départ de Nantes atteint Fort-de-France après 13 jours de traversée. Une liaison qui perdurera pendant plus d’une décennie. D’autres compagnies viennent elles aussi desservir la Martinique. C’est à cette époque que le bassin de Radoub voit le jour.



1902, un tournant dans le positionnement du port

L’éruption de la Montagne Pelée en 1902 et la destruction de la ville de Saint-Pierre, renforcent encore la position stratégique de Fort-de-France.

Le début du XX siècle est marqué par la présence de la Compagnie Générale Transatlantique qui détient l’exclusivité de la desserte de l’île, depuis la métropole. Une opportunité qui permet de créer de très nombreux emplois locaux.

Les échanges commerciaux mais aussi le trafic de passagers inter îles prennent alors un essor important. L’activité est centralisée dans la rade de Fort-de-France. Seuls les navires battant pavillon de la compagnie Transatlantique accostent dans la zone des Tourelles. Les autres bateaux, pour la plupart des goélettes, parsèment la baie. Les marchandises sont acheminées par des gabares sur le front de mer. Le sel arrive de Saint-Martin, la morue de Terre-neuve… Les magasins municipaux reçoivent les cargaisons et effectuent les opérations sous douane. Le boulevard Alfassa et les rues adjacentes sont animés par les livraisons et les déchargements à dos d’hommes, les transactions entre les commerçants grossistes et les détaillants descendus des communes.

Faute de routes fiables et de transports en commun organisés, la desserte maritime du littoral Caraïbe était assurée par des « vapeurs ». Ce trafic domestique par la mer contribuera à grossir le flux constant de populations des communes et des bourgades vers Fort-de-France.

L’aéroport n’avait pas encore ouvert ses pistes. Les quelques liaisons aériennes étaient assurées par des hydravions qui amerrissaient dans le fond de la baie des Tourelles, par la suite rebaptisé Hydrobase, appellation toujours utilisée.

Victor Sévère, Maire de Fort-de-France jusqu’en 1945, s’attachera à mieux organiser les différents secteurs du Port. Trois sites seront aménagés : la baie des Flamands, la baie des Tourelles et la baie du Carénage.



L’époque de la modernisation avec la CCIM

En 1953, la Chambre de commerce et d’industrie de la Martinique obtient la concession du site. Une responsabilité qui la pousse à investir dans des infrastructures plus appropriées. L’évolution rapide des modes de manutention, de mécanisation et d’automatisation, jusqu’à l’avènement en 1979 de la conteneurisation, contribue à la transformation de l’espace portuaire. Une étape marquante qui amorce un élan nouveau.

- En 1983 mise en place d’un Schéma Directeur d’Aménagement et de Développement du Port de Fort -de-France.
- En 1986, aménagement du terminal croisière du quai des Tourelles.
- En 1992, inauguration de l’appontement de la Pointe Simon.
- En 2003, la pointe des Grives accueille les premiers port- conteneurs dans une zone dédiée et équipée à l’instar des plus grands ports européens. Une date marquante dans l’histoire commerciale du port.



2013, fin de la concession auprès de la CCIM et création d’un établissement public autonome

Dans la continuité de la réforme portuaire débutée dans l’hexagone en 2007, les ports d’outre-mer sont transformés par l’Etat en Grands Ports Maritimes, dès le 1 janvier 2013.